A chaque pays suffit sa peine : Quand le « Populisme » devient l’opium des marocains 2


A chaque pays suffit sa peine : Quand le «  Populisme » devient l’opium des marocains  2
A chaque pays suffit sa peine :
Quand le « Populisme » devient l’opium des marocains.
2ème partie

Le « Populisme » et l’ « ETAT PROFOND »
Moussaoui Bouziane
Avant propos :
Gavroche, héros incontesté dans Les Misérables de V. Hugo, chantait dans son agonie :

«Je suis tombé par terre,
C’est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C’est la faute à Rousseau »…
En effet,Gavroche louait en chantant, les Grands principes de l’ Humanisme esquissés par la philosophie des Lumières .
Ce Titi de Paris, Gavroche, sinon, son créateur Hugo, avait au moins cette conviction que les lumières de Voltaire et ses adeptes portaient les gènes capables de lutter contre l’obscurantisme ; hélas !
La philosophie et l’idéologie qui en émanait ont cédé actuellement chez nous et ailleurs, leurs places à des discours populistes creux et, comme disait le père du Bovarysme Flaubert, des discours « plat(s) comme le trottoir ».

1 - Le « Populisme » :(acha3baouiya) : Rappel d’une définition :
(Ce rappel s’adresse à mes lecteurs qui n’ont pas lu la 1ère partie de cette Chronique).

Le Populisme, en effet, est apparu avec les démocraties modernes qui ont tourné le dos au socialisme réformiste et au communisme constamment accusés par les soi-disant « Tuteurs » des religions, chez-nous et ailleurs, d’athéisme et d’hérésie.
Parmi ses définitions les plus courantes : «Le populisme au sens péjoratif désigne un type de discours politique, prenant pour cible de ses critiques « les élites » et prônant le recours au « peuple » (d’où son nom) ».

2 – Le Populisme tourné en dérision :
Quelques écrivailleurs déguisés en journalistes y ont trouvé leurs Muses pour vendre, quoique au rabais, leurs éditions du jour mêlant le dénigrement à l’humour noir et à l’anecdote gratuite et vulgaire.
Et aux lecteurs et aux auditeurs naïfs ou amateurs de s’esclaffer en sachant que leurs leaders, leurs gourous, leurs idoles politiques sont tournés en dérision, soit par leurs détracteurs jurés de l’Opposition, soit par leur propre discours populiste comme rapporté par ces mêmes journalistes, d’ailleurs sévèrement critiqués par certains membres du gouvernement.

Leurs béni – oui –oui qui s’amusent à ne rater aucun de leurs meetings, aucune de leurs conférences de presse, aucune de leurs interventions au parlement etc…, sont toujours là (las) à applaudir tout et n’importe quoi avant de rentrer chez eux comme si de rien n’était...
Parmi eux, surtout les accrocs des urnes, ceux qui croient ferme ou comme vrai que leurs gourous, c'est-à-dire la gente politique au gouvernement, disposent d’un excès de zèle, d’une énergie et d’une ténacité à même d’accomplir des prouesses ; hélas !

3 – Le Populisme et l’ « ETAT PROFOND » (Addawla al 3amiqa) :
Pas de prouesse sans la main levée de l’ « Etat profond », réplique souvent le chef des populistes…
Mais quel rapport, s’interrogerait mon lecteur, entre cet « Etat profond » et le Populisme ?
Nous n’avons pas inventé cette question, c’est plutôt, certaines sensibilités de l’Opposition dans notre parlement qui ont lancé le défi à notre chef de gouvernement, qualifié par eux de « populiste », d’avoir le cran de donner publiquement la véritable signification de l’ « ETAT PROFOND » qui l’empêcherait de réaliser « son projet » de société.
En attendant sa réponse, cherchons un peu ce que certains politologues pensent de la chose.
Entre autres, Peter Dale Scott, universitaire canadien, auteur d'essais sur des thèmes politiques, écrit que parmi les sens en vogue de l’« Etat profond », il y a « la définition turque, qui fait plutôt référence à un État dans l'État structuré et organisé, ou à ce que nous pourrions appeler un État dualiste ».
Cette définition rime assez bien avec l’expression « Gouvernement de l’ombre » (Houkoumat adhdhil) largement utilisée chez nous.

Nous ne pouvons pas trancher car seul son utilisateur a la bonne réponse.

Cependant, comme les coïncidences en politique sont rares, nous ne comprenons toujours pas, sinon pas assez, l’exploitation pas très catholique par une chaîne télévisée française de ce discours populiste sur l’« Etat profond » à la marocaine. Ce n’était pas du tout innocent que cette chaîne française invite respectivement sur son plateau deux illustres figures qui ont perdu leur place au Palais Royal, le « Prince maudit », comme il se plaît d’être surnommé et l’ex- porte parole du Palais Royal pour leur poser des questions déplacées en rapport direct avec notre « Etat profond » ; c’est tout simplement de la pure ingérence