A chaque pays suffit sa peine : Quand le « Populisme » devient l’opium des marocains.


A chaque pays suffit sa peine :   Quand le «  Populisme » devient l’opium des marocains.
Moussaoui Bouziane


Dans Les Misérables , V. Hugo écrit : « Il vient une heure où protester ne suffit plus :
Après la philosophie, il faut l’action ».

1 – Le temps des idéologies :

« Que faire » s’interrogeait Lénine à son époque ? Il opta pour « l’idéologie socialiste » :
Une doctrine autant philosophique que politique, que même son inspirateur Marx n’avait jamais employée dans le même sens…
L’idéologie socialiste offrait, à tant de politiques adeptes, à travers le monde, un certain système général d'idées permettant de trouver des réponses immédiates et « cohérentes » aux demandes de leurs sociétés respectives, et une perspective alternative capable de lutter contre le Capitalisme dans toutes ses configurations libérales et impérialistes…

2 – La « mort des idéologies »:

La chute du bloc de l’Est avait permis de décréter la mort des idéologies, dit-on. Mais, aurait-il suffi que des Régimes dits socialistes avaient chutés pour prononcer un verdict aussi grossier postulant tout banalement la mort des idéologies ? Les idées ne meurent pas, autrement, d’aucun aurait lu Socrate et ses disciples.
« En effet, la meilleure preuve que les idéologies ne sont pas mortes nous est fournie par l’existence de ce discours idéologique sur la mort des idéologies », écrivait
Simon Arambourou.

3 - « Une fausse » alternative, le « Populisme » :(acha3baouiya)

Qu’est-ce donc ce « populisme » ? Ce terme dont l’adjectif « populiste », pris souvent au sens péjoratif chez-nous et ailleurs, n’est guère apprécié par la gente politique marocaine : le Parti actuellement au pouvoir, entre autres.
Le Populisme, en effet, est apparu avec les démocraties modernes qui ont tourné le dos au socialisme réformiste et au communisme constamment accusés par les soi-disant « Tuteurs » des religions, chez-nous et ailleurs, d’athéisme et d’hérésie.
Parmi ses définitions les plus courantes : «Le populisme désigne un type de discours politique, prenant pour cible de ses critiques « les élites » et prônant le recours au « peuple » (d’où son nom) ». C’est ce qui motive l’enthousiasme de notre chef du gouvernement actuel à crier sur tous les toits que c’est le peuple qui l’a choisi via les urnes, et qu’il est toujours prêt à recourir si nécessaire encore et encore aux urnes. Pris dans ce sens, il devient monnaie courante de l’extrême droite, incarnée chez-nous par le parti au pouvoir ; pour celui-ci, le recours au discours populiste est aussi souvent utilisé dans un sens péjoratif pour critiquer l'opposition à « sa » politique ; ou du moins, c’est ce que présument ses détracteurs.
Cependant, ce qui s’avérerait paradoxal, voire même insensé et incroyable, c’est que les autres partis politiques de la majorité et de l’opposition, et bien de chez-nous, à quelques exceptions près, sembleraient tomber dans le piège.
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Lors de leurs sorties médiatiques, au parlement, tout comme dans les locaux respectifs de leurs partis, ils tiennent des discours quasi à mi-chemin entre la langue de bois et le discours populiste.
Les marocains, surtout dernièrement, ont l’impression que nos partis politiques tiennent le même discours qui s’articule autour de quelques slogans comme :
- La réforme…
- La bonne gouvernance…
- L’investissement…
- Respect des droits de l’homme…
- La paix sociale …
- La stabilité du pays…etc.

C’est pour cela, il m’est gré de répéter derrière HUGO :
« Il vient une heure où protester ne suffit plus :
Après la philosophie, il faut l’action ».
Et l’action à laquelle nous aspirons est tout banalement la suivante : prier nos politiciens de la majorité et de l’opposition que leurs discours populistes ou non, ne donnent pas à manger aux milliers de marocains au bas fond de la pauvreté.

A suivre



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الجمعة 13 أبريل 2018 - 16:28 بعيدا عن السياسة