L’Article 81 de la Constitution bat les syndicats :


la loi nouvelle sur la retraite signe et persiste

L’Article 81 de la Constitution bat les syndicats :
A chaque pays suffit sa peine Bouziane Moussaoui

Emile ZOLA écrivait : "Une société n'est forte que lorsqu'elle met la vérité
sous la grande lumière du soleil."

En effet, pour donner suite à ma précédente chronique comme promis, je devais attendre le temps que les représentants du peuple, politiciens et syndicalistes, regagnent leurs homes respectifs après des flâneries aoûtiennes à la « loin des yeux, loin du cœur ».

Et je n’ai pas eu tort, car dès leur Rentrée, certains se préparèrent à fêter un gain de cause glorieux au détriment du Gouvernement ; ipso facto, ils avaient peut-être oublié que le foin, qu’ils croyaient faire brûler, fut dès le départ mouillé. J’ai l’impression qu’ils ne connaissaient la vérité des choses qu’à moitié, car selon ZWEIG Stefan
"La vérité à demi ne vaut rien, il la faut toujours entière."

Et la vérité toute crue, toute banale, à propos de cette controverse, au rabais, déclenchée à propos de la nouvelle loi sur la Retraite, semble être criée sur tous les toits par Monsieur notre Chef du Gouvernement actuel. On a l’impression de l’entendre dire à ses détracteurs jurés, avec son style qui ne ressemble qu’au sien : allez donc lire l’Article 81 de la Constitution de notre Royaume avant d’aller porter plainte devant le Conseil constitutionnel.
Je vous rappelle mes chers lecteurs ce texte qui détient ce pouvoir de battre les opposants, moi inclus, à la nouvelle loi sur la Retraite.
« Le gouvernement peut prendre, dans l’intervalle des sessions, avec l’accord des commissions concernées des deux Chambres, des décrets-lois qui doivent être, au cours de la session ordinaire suivante du Parlement, soumis à ratification de celui-ci ».

Article 81 – TITRE IV de la Constitution du Maroc

Justement, je viens de lire un article sur Hespress.com, qui confirme que rien ne peut dissuader notre Chef du Gouvernement actuel, puisque la plainte portée par les opposants devant Le Conseil Constitutionnelle, ne pouvait avoir qu’une seule suite : que ce Conseil rejette la plainte sous prétexte que l’objet de la brouille n’est pas du ressort de ses Compétences ; et qu’il fallait se soumettre au contenu de l’article 81 de la Constitution.

Cependant, rentrée scolaire, politique et syndicale oblige, certains syndicats n’ont pas l’intention d’attendre l’ouverture du parlement session d’octobre 2014 pour agir, la Grève est décidée pour bien avant :nous ferons la grève le 23 septembre prochain.
Et si les syndicats échouent, et si l’opposition au parlement échoue, je n’aurai à ce moment là pas à dire que c’est à cause de la Fatalité comme disait Jacques le Fataliste de Diderot, je me contenterai de revenir à mon livre de chevet et de relire le Roi Lear de
William Shakespeare, en répétant avant de dormir l’une de ses fameuses citations :
« Les hommes doivent souffrir leur départ comme leur venue ici-bas ;le tout est d'être prêt. »