La Retraite à 65 ans : La Bêtise est officielle

A chaque pays suffit sa peine :


La Retraite à 65 ans : La Bêtise est officielle

Moussaoui Bouziane



Le fameux Voltaire écrivait :

« Il n’ y a point de hasard, tout est épreuve, ou punition, ou récompense, ou prévoyance. »

En effet, ce que craignait bon nombre des fonctionnaires du secteur public marocain est devenu, on ne peut plus, une décision quasi tranchée :
ils doivent attendre 65 ans pour bénéficier de leur Retraite. Encore de la patience solidaire et à la Sisyphe,
pour les beaux yeux d’un gouvernement qui n’a pas su gérer la C.N.R et équivalent.
Il ne s’agit chers lecteurs, hélas, ni de rumeurs, ni de mauvaises langues,
le Bulletin officiel du 02 Septembre 2014, n°6287 bis, ISSN 0851 – 1195, a bel et bien confirmé la décision signée par Monsieur le Chef actuel du Gouvernement marocain.
Le texte est clair : selon l’article 81 de la Constitution,(sic) et après des délibérations sur la question au sein du Conseil du Gouvernement le 31 juillet 2014,(sic) et en commun accord avec les commissions concernées des deux chambres du Parlement,(sic), il a été décidé de reconsidérer la loi 012.71 du 30 décembre 1971 relative à l’âge de retraite des fonctionnaires du secteur public pour signifier en termes clairs, que les concernés par la retraite dans le secteur cité doivent attendre l’âge de 65 ans au lieu de 60 pour bénéficier de leur retraite.
(Journal Officiel, édité à Rabat le premier septembre 2014 ; signé par le Chef du Gouvernement.)

Je vous confie, chers lecteurs, que j’ai comme l’impression de faire un cauchemar, et que ce n° du journal officiel copié par un site Internet, n’est pas réel.
Mais, mes doutes, en bon connaisseur de l’audace de notre Chef du Gouvernement, vont bien tôt être dissipés. Je m’explique : IL est certes mentionné dans le dernier paragraphe de ce n° du Journal Officiel (la référence de cette chronique) que le texte de loi en question sera voté sous la coupole du parlement, mais les exploits biens contestés de notre Chef du Gouvernement me font remémorer l’une des citations de J.P Sartre : « S’il veut vous demander conseil, c’est qu’il a déjà choisi la réponse ».

Et nous vous sollicitons Monsieur notre chef du Gouvernement de bien vouloir répondre à cette question :

Puisque votre décision n’a rien d’un pur hasard, est-ce donc une épreuve ? une punition ? une récompense ? ou une prévoyance ?

Je sais que vous n’allez pas répondre un simple chroniqueur dont vous ignorez l’existence, seulement, si par hasard, des idées similaires vous sont communiquées, elles vous inspireront, quasi toutes, que les concernés sont généralement mécontents de vos décisions impopulaires et vous solliciteraient de bien vouloir réfléchir davantage encore et encore, car comme disait J.J Rousseau :
L’homme ne doit jamais rougir d’avouer qu’il a tort, car en faisant cet aveu, il prouve qu’il est plus sage qu’hier.




A suivre




في نفس الركن
< >

الجمعة 13 أبريل 2018 - 16:28 بعيدا عن السياسة