Une leçon de solidarité hors du commun


Une leçon de solidarité hors du commun
La chronique de Bouziane Moussaoui pour Nador 24.com


 Aujourd’hui              Une leçon de solidarité hors du commun


« Notre esprit humain exige sans délai la solidarité et l'union entre les peuples et les nations au-delà des différences qui pourraient les séparer. » [Augusto Roa Bastos]

 

Ceci est un principe chez les marocains. Il se manifeste en tout temps et en tout lieu ; en temps de guerre et en temps de paix…
Notre esprit solidaire est le fruit d’une éducation ancestrale, une qualité inhérente à l’essence même de notre identité…


Et cet esprit ne fonctionne pas chez nous selon les tempéraments et les calculs des politiciens, il s’affiche à chaque occasion nécessitant une solidarité, et ce de façon spontanée, innocente et euphorique, émanant directement de notre peuple…


Le dernier exemple faisant date et qui a illustré la thèse de cette présente chronique, est en rapport avec les dernières qualifications, zone africaine, au Mondial de l’Afrique du Sud et à la Coupe de l’Afrique des Nations…
En effet, malgré la chute en catastrophe de notre onze national, les marocains presque tous fans du ballon rond, n’ont pas lâché prise, ils tenaient à connaître qui des candidats nord africains en lice serait qualifié, les petits fils de MASSINISSA ou ceux pour qui le PHARAOUN fut aïeul…


Très peu connaisseur des enjeux prioritaires chez le public footballistique marocain quand ce n’est pas nous qui jouons, j’ai pressenti comme une situation de dilemme :


Qui des deux formations bénéficiera des encouragements inconditionnels du public marocain ?


Ce fut pour moi un véritable dilemme car j’avais comme une certitude qu’entre deux pays frères, l’Algérie et l’Egypte, ce seront les compétences des joueurs qui feront la différence sur le terrain sans faire appel en aucun cas aux manœuvres des politiciens des deux clans…


 Dommage !
Au lieu d’un match de sport (et sport au sens propre du terme), nous avons observé après la fin du match, avant et en plein match, les deux peuples se métamorphoser en pires ennemis, comme s’il s’agissait d’une véritable guerre !...

 

Dommage !
Quant à nous, public marocain, il n’ y avait pas à choisir entre les raisons du cœur et celles de l’esprit, nous avons tout simplement concrétisé un vieux dicton populaire bien de chez nous :
                     « KHOK, KHOK… LA    YGHRRK    SAHBK ! »


N’est-ce pas là une véritable leçon aux Généraux algériens qui ne cessent de séparer deux peuples frères ?…